Haut-voltage

1945 Haislip et coll. développent le haut-voltage. Ils mettent au point un stimulateur neuro-musculaire dans le but de stimuler les tissus en profondeur sans endommager les tissus superficiels. Le but était de traiter les plaies, les blessures traumatiques et la douleur.
1971 Début des évidences de l’efficacité du HPVC pour le traitement des plaies chez l’humain. Thurman B et coll. obtiennent de bons résultats dans le traitement des abcès plantaires chez les patients diabétiques.
’90-2000 Les données accumulées corroborent l’efficacité du HVPC en ce qui a trait à la guérison des plaies. En 2003, Houghton, Kincaid et al. démontrent l’efficacité de la modalité dans le traitement des ulcères chroniques des jambes. En 2004, Goldman et coll. suggèrent que les effets seraient en grande partie attribuables à l’amélioration de la circulation sanguine et à l’oxygénation au pourtour de la plaie.
Caractéristiques Courant électrique unidirectionnel de basse fréquence caractérisé par une onde de forme triangulaire monophasée (impulsions jumelles exponentielles). Il en résulte un courant monophasé pulsé de 1 à 100 pps (ou 200). La durée d’impulsion est très brève (0,1 msec) et l’intensité de crête peut atteindre 2 000 mA (ou 2 A).
Mode d’action Ce courant est d’utilisation polyvalente puisqu’il peut stimuler les nerfs moteurs et sensitifs (traitement de la douleur ou du muscle), et stimuler également la guérison des tissus (traitement de plaies). De plus, ce courant polarisé produit, sous l’électrode correspondante, le phénomène d’anaphorèse et de cataphorèse.
Effets thérapeutiques En physiothérapie, les principaux problèmes traités par le haut voltage sont les plaies, la douleur, l’œdème et les spasmes.

Légende

La modalité devrait être utilisée pour traiter cette pathologie
La modalité pourrait être utilisée pour traiter cette pathologie
La modalité est peu ou pas pertinente à utiliser pour cette pathologie
La modalité est contre-indiquée pour cette pathologie
Évidences contradictoires ou insuffisantes pour se prononcer
Information à venir : Évidences en cours d’analyse

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Maladies du système musculo-squelettique
Autres affections des tissus mous Entorse partielle de la cheville

Archives (accès restreint)

Contre-indications Explications Sources
1. Cardiopathie Contre-indication locale

Risque que le cœur ait du mal à compenser la demande métabolique élevée.

1
2. Épilepsie Contre-indication locale au niveau de la tête et du cou. Précaution au niveau du tronc et des membres.

La stimulation électrique pourrait déclencher une crise d’épilepsie.

1
3. Grossesse Contre-indication locale

Risque d’affecter le développement et la croissance du fœtus.

Risque de déclencher des contractions utérines précoces.

Absence de connaissance des effets de la modalité dans la région périnéale pendant la grossesse.

1
4. Hémorragie (ou risque) Risque de favoriser le saignement 1
5. Infection Contre-indication locale

L’infection risque de s’étendre

1
6. Malignité/néoplasie Contre-indication locale

Risque de dissémination des métastases. Risque d’augmentation de la croissance tumorale. Le cancer (ou suspicion de cancer) est une contre-indication locale aux courants électrothérapeutiques donc on peut l’utiliser à distance du site affecté. En cas de métastases, ça devient une contre-indication générale. Chez les patients qui ont déjà eu un cancer, on recommande d’attendre 5 ans de rémission pour recommencer l’usage de la modalité au site qui était affecté. Par ailleurs, dans certaines conditions (ex.: soins palliatifs), dans une décision interdisciplinaire on peut utiliser la modalité chez des patients cancéreux en fin de vie.

1
7. Peau endommagée ou à risque Contre-indication locale

La résistance est diminuée, augmentant le risque de brûlure.

1
8. Peau fragilisée par radiothérapie Contre-indication locale

Pourrait stimuler la croissance de cellules malignes restantes.

1
9. Tuberculose Contre-indication locale

L’infection risque de s’étendre.

1
10. TVP/thrombus/

embolie

Le thrombus risquerait de se déplacer dans la circulation sanguine. 1
11. Implant électronique Contre-indication locale

Risque d’interférence avec le fonctionnement normal de l’implant.

1
12. Région cervicale ant./sinus carotidien Risque de stimulation du nerf vague, du nerf phrénique, des muscles pharyngiens ou des sinus carotidiens. 1
13. Organes reproducteurs Nécessite une formation spécialisée, les effets de la stimulation électrique sur la gamétogenèse ne sont pas connus. 1
14. Transcrânienne Risque d’affecter la fonction cérébrale normale. 1
15. Yeux Les risques de traiter cette partie du corps ne sont pas connus. 1
Précautions Explications Sources
1. Maladie de la peau (ex: eczéma) La résistance est diminuée, augmentant le risque de brûlure. 1
2. Plaque épiphysaire active Risque de nuire à la croissance osseuse. 1
3. Région abdominale basse Risque de stimuler l’activité des muscles lisses et ainsi augmenter la motilité gastr-intestinale. 1
4. Tissu adipeux important Risque de brûlure. 2
5. Trouble circulatoire La stimulation augmente la demande métabolique et la demande peut donc excéder l’apport en oxygène, augmentant ainsi la douleur. Peut même mener à ischémie ou nécrose des tissus. 1
6. Trouble cognitif ou de communication Augmentation du risque de blessure pour le patient. L’opinion, le jugement et le comportement du patient doivent être connus pour intervenir sécuritairement. 1
7. Trouble sensoriel Risque que le patient ne sente pas adéquatement le courant, ce qui augmente les risques de brûlure ou d’irritation cutanée. 1
8. Poitrine, coeur Risque d’affecter la fonction cardiaque normale. 1
  1. Houghton, P. E., Nussbaum, E.L., Hoens, A.L. (2010). Contraindications and Precautions: An Evidence-Based Approach to Clinical Decision Making in Physical Therapy. Physiotherapy Canada, 62(5), 1-80.
  2. Bélanger, A-Y. Evidence-Based Guide to Therapeutic Physical Agents. USA : Lippincott Williams & Wilkins, 2002. 445 p.