Infrarouge

Historique
1800 William Herschel, célèbre astronome, découvre que de toutes les couleurs du spectre, l’infrarouge (lumière incolore ayant une longueur d’onde plus grande que la lumière rouge) est celle qui dégage le plus de chaleur.
Années ’20 et ’30 Les lampes à rayons infrarouges commencent à être commercialisées en Allemagne.
Années ’80 à aujourd’hui Les médecins et physiothérapeutes du Japon utilisent les lampes à rayons infrarouges et font de la recherche sur la douleur chronique à l’aide de saunas à infrarouge.
Description
Caractéristiques Modalité de photothérapie caractérisée par l’utilisation de rayons calorifiques de nature lumineuse, non lumineuse ou mixte. Les rayons ont des longueurs d’ondes qui varient entre 800 et 6 000 nm (courts = de 800 à 1 500 nm, longs = de 1 500 à 6 000 nm). Ces ondes sont non cohérentes (contrairement à celles du laser) et ont une puissance d’émission élevée et une luminescence faible.
Mode d’action Les rayons infrarouges pénètrent la peau et transmettent leur énergie calorifique aux tissus. Les infrarouges courts pénètrent de 0,5 à 1 cm de profondeur et les infrarouges longs pénètrent à moins de 2 mm.
Effets thérapeutiques En physiothérapie, les principaux problèmes traités à l’aide des infrarouges sont la douleur, la raideur et les spasmes musculaires.

Légende

La modalité devrait être utilisée pour traiter cette pathologie
La modalité pourrait être utilisée pour traiter cette pathologie
La modalité est peu ou pas pertinente à utiliser pour cette pathologie
La modalité est contre-indiquée pour cette pathologie
Évidences contradictoires ou insuffisantes pour se prononcer
Information à venir : Évidences en cours d’analyse

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Maladies du système musculo-squelettique






À venir À venir

Archives (accès restreint)

Contre-indications / précautions
Contre-indications Explications Sources
1. Cardiopathie Dans le cas d’angine instable, l’infra-rouge est contre-indiqué. En cas d’insuffisance cardiaque, le cœur risque d’avoir de la difficulté à compenser l’accroissement du travail causé par l’augmentation de la circulation. 1, 4, 5, 7
2. Diabète grave 2*
3. Grossesse Manque de données quant aux effets des différents rayonnements sur le développement du foetus. 1, 2*, 5
4. Hémorragie (ou risque) Risque de favoriser le saignement à cause de la vasodilatation et de l’augmentation de la circulation sanguine. 1, 2, 3, 4, 5, 7
5. Hypertension Si la tension artérielle est instable, l’infra-rouge est contre-indiqué. 7
6. Hyperthyroïdie 2*
7. Infection Contre-indication locale

Risque de prolifération de l’infection, car cette modalité augmente la circulation sanguine.

2, 3, 4, 7
8. Inflammation Contre-indication locale

Risque d’encourager la persistance et l’augmentation de l’inflammation.

1, 3, 4, 5, 7
9. Maladie de la peau (ex: eczéma) Contre-indication locale

Peuvent être exacerbées par la chaleur. De plus, la peau plus fragilisée est à plus grand risque de brûlure.

7
10. Malignité/néoplasie Contre-indication locale

Risque de dissémination des métastases. Risque d’augmentation de la croissance tumorale.

1, 2*, 3, 4, 5, 7
11. Néphrite chronique 2*
12. Peau endommagée ou à risque Contre-indication locale

Les cicatrices ont une diminution de sensibilité, et donc sont à risque de brûlures.

1, 2, 5, 7
13. Peau fragilisée par radiothérapie Contre-indication locale

Risque de brûlure élevé. Attendre au moins six mois après le traitement avant de procéder.

2*
14. Problème de thermorégulation 4, 5, 6, 7
15. Sclérose en plaques et lupus erythémateux Contre-indication locale

Les individus souffrant de ces pathologies ne tolèrent pas bien l’augmentation de la température corporelle, qui peut exacerber les symptômes.

2
16. Trouble circulatoire Contre-indication locale

Risque de brûlure est augmenté car le système vasculaire n’arrive pas à dissiper la chaleur.

3, 4, 6
17. Trouble cognitif ou de communication >Augmentation du risque de blessure pour le patient. L’opinion, le jugement et le comportement du patient doivent être connus et appropriés pour intervenir en toute sécurité. 1, 2, 3, 4, 5, 7
18. Trouble sensoriel Contre-indication locale

Risque que le patient ne sente pas adéquatement le courant, ce qui augmente les risques de brûlures ou d’irritation cutanée. (Précaution selon source 2).

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
19. Tuberculose Contre-indication locale

Risque de prolifération de l’infection, car cette modalité augmente la circulation sanguine.

2, 3, 4, 7
20. TVP/thrombus/embolie Risque de détachement du caillot et donc risque de causer une embolie. 1, 2, 4, 5, 7
21. Implant électronique Contre-indication locale

Risque d’interférence avec le fonctionnement normal de l’implant.

2*
22. Région cervicale ant./sinus carotidien Contre-indication locale

Risque d’hypotension, d’hypersudation et même de syncope.

2*
23. Organes reproducteurs Contre-indication locale

L’hyperthermie peut rendre stérile et augmenter les saignements chez la femme menstruée.

2
24. Transcrânienne Contre-indication locale

Risque d’hypotension, d’hypersudation et même de syncope.

2*
25. Yeux Contre-indication locale

Risque d’endommager la conjonctive, la cornée et le cristallin. Le port des lunettes (patient et thérapeute) avec un filtre spécifique aux infra-rouges est obligatoire.

2*
Précautions Explications Sources
1. Application sur une plaie ou une greffe Augmentation du risque de brûlure. La peau est fragilisée et la sensation thermique et douloureuse de la plaie sont modifiés. (Contre-indication selon la source 2). 1, 2, 5, 7
2. Plaie chronique La chaleur peut exacerber l’intensité et l’étendu des lésions cutanés.
  1. Bélanger, A-Y. Evidence-Based Guide to Therapeutic Physical Agents. Baltimore, Philadelphia: Lippincott Williams & Wilkins, 2002. 445 p.
  2. Bussières, P. Brual, J. Les Agents Physiques en Réadaptation. 2e éd. Québec : Les Presses de l’Université Laval, 2001. 325 p.
  3. Michlovitz, S.L., Nolan, T.P Jr. Modalities for Therapeutic Intervention. 4e éd. Philadelphia : F. A. Davis Company, 2005. 309 p.
  4. Prentice, WE. Therapeutic Modalities in Rehabilitation. 3e éd. New York, Toronto: McGraw-Hill, 2005. 583 p.
  5. Cameron, M.H. Physical Agents in Rehabilitation: from Research to Practice. Philadelphia : W.B. Saunders Company, 1999. 490 p.
  6. Fortier, C. «Diabète: la pointe de l’iceberg» Journée thématique de la formation continue 2008 Les conditions associées: un risque à calculer. Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec. (16 mai 2008, Québec) P. 22
  7. Batavia, M. Contraindications in Physical Rehabilitation : Doing no Harm. St-Louis : Saunders-Elsevier, 2006. 927p.